Suite de la galerie,

Les Silencieuses 2019

Les silencieuses sont des femmes que j’ai rencontrées ; par hasard ou sur mon lieu de travail (je suis sage-femme). A mon insu, j’ai mémorisé leurs traits, leurs visages ; elles me parlaient parfois en silence.

Que pouvaient-elles bien me dire?

Sans doute quelque chose du mystère féminin, de cette question du renouvellement.

Elisabeth Badinter le dit si bien à propos des statuettes féminines du haut néolithique : elle cite « l’imposante figure à la fois mère et maîtresse de la nature, tour à tour génitrice, nourricière, érotique, funéraire, multiples figures d’un personnage omnipotent ».

 

Qui sont-elles les Silencieuses pour dire avec une gueule ce qu’on tait par pudeur, de ce qui nous submerge de la vie et de la mort.

Oui le silence est souvent éloquent.

Il m’a été permis de les surprendre. A force de fusain de craie de pastel de ratures d’effacement de couleur de noir… d’épuisement et de recommencement. J’accepte l’expression qui vient. Est-ce un modèle un archétype une figure maternelle?

Celui d’un être à la fois unique et au destin commun à celui d’une lignée.

Les Silencieuses 2017 - 2018

Les silencieuses sont des femmes parlant sans voix; autant de traits mots multiples contradictoires parfois qui disent l’être unique issu d’une lignée.


Ces femmes taisent les choses de la vie; elles portent le monde en silence et veillent au renouvellement de son cycle fécond.

Rencontres

Paysages

L’eau rappelle les origines et c’est un élément permanent dans les perspectives des espaces créés.

Danse

Depuis longtemps je privilégie le corps dans ma peinture. Le corps dans tous ses états, brossé sans concession; je suis à la recherche d’une image.

Ce que je représente est le fruit de l’imaginaire car comment accéder au réel ?

De ce fait les créations naissent à travers différents filtres : le regard, les champs de l’âme et des émotions.
Mes peintures peuvent surprendre et j’attends qu’elles interrogent ; c’est moi qui le suis en premier lieu.

Le corps dansant m’intéresse.

Je cherche le mouvement primordial, intérieur, à l’origine de tout ce qui est vivant; celui qui mène au centre de soi et nous guide vers un état de « grâce » ; celle-ci est propre à chacun et n’est pas forcément celle que l’on croit.

C’est une quête incessante en peinture …

Corps

C’est la matière qui parle.

Retable moderne

Anne Lerognon reprend la présentation du retable médiéval. Il y a sur la prédelle une scène antérieure à celle du panneau central qui pourraient être placés tous deux derrière l’autel des émotions.

Canapé rouge

Ici se disent des secrets enfouis.

Fonds de tiroirs

Il reste dans les fonds de tiroirs une photo jaunie, un article de presse, une attache, un bout de ficelle, un peu de sable et des humeurs des années passées … C’est le début d’une peinture dans un réel tiroir.

Modelages

Albertine est issue d’une recherche plastique, et c’est aussi le nom d’une de mes grand-mères. Albertine est à la rencontre des femmes de ma lignée. Je cherche leur profondeur et tente de reconstituer leur histoire.

Entre ombre et lumière